<XXVII>LIV. SYLLA, PIÈCE DRAMATIQUE EN TROIS ACTES.

Cette pièce est le texte français en prose de l'opéra de Graun (t. X, p. 200) qui porte le même titre. Cet opéra, traduit en italien par Tagliazucchi, poëte du Roi, fut représenté le 27 mars 1753, jour de naissance de la Reine-mère.

L'Auteur paraît avoir imité, dans plusieurs passages de ce drame, le Britannicus de Racine et le Cinna de Corneille.

L'autographe du Roi qui se trouve entre les mains des héritiers de feu Mme la comtesse d'Itzenplitz n'est qu'une ébauche.

Il existe plusieurs éditions de Sylla. Nous reproduisons celle qui a paru sous le titre suivant : Sylla, pièce dramatique, qui paraîtra à Berlin, sur le théâtre du Roi, le 27 mars, jour de naissance de S. M. la Reine-mère. Avec privilége du Roi. A Berlin, chez Étienne de Bourdeaux, libraire du Roi et de la cour, MDCCLIII, quarante-huit pages in-8. L'éditeur, Jean-Pierre Tagliazucchi, dit dans son avertissement Au lecteur, p. 4 : « Je me crois obligé d'avertir le lecteur que cet ouvrage est une production, ou plutôt le délassement d'un génie supérieur, qui a su se rendre familier tout ce qu'a de plus solide et de plus profond l'art de la guerre, les spéculations de la bonne philosophie, et les riches agréments des aimables Muses. M'ayant été remis, tel que je le donne au public, en prose française, » etc.

LV. LE TEMPLE DE L'AMOUR, REPRÉSENTÉ POUR LES NOCES DE SON ALTESSE ROYALE MONSEIGNEUR LE PRINCE FERDINAND.

Le texte de cet opéra-comique a été traduit en italien par Tagliazucchi, et mis en musique par Agricola, compositeur de la cour. Le Temple de l'Amour (Il tempio di Amore) fut représenté pour la première fois dans l'orangerie de Charlottenbourg, le dimanche 28 septembre 1755, lendemain des noces du prince Ferdinand et de la princesse Louise de Brandebourg-Schwedt.

L'autographe, de douze pages à tranche dorée, se trouve aux archives royales du Cabinet (Caisse 365, L). La pièce était encore inédite.