<54>séjour à Berlin et en Silésie, où il plut à V. M. de m'appeler. D'ailleurs, Sire, si V. M. croit que je mérite avoir dépensé seize à dix-sept cents ducats pour avoir osé refuser douze cents écus par an, et conservé ma liberté, je m'en rapporte aux volontés de V. M., d'autant plus que tous ces détails sont tout aussi ennuyeux pour elle qu'ils sont inutiles pour celui qui est avec le plus profond respect, etc.

39. AU COMTE ALGAROTTI.

Salzthal, 10 septembre 1742.

Si je ne consultais que les bienséances, je ne devrais pas répondre à la dernière lettre que vous venez de m'écrire. Le style et les expressions en sont si peu mesurés, qu'assurément je ne pouvais mieux faire que de garder le silence. Mais un reste de bonté que j'ai pour vous, et le plaisir de confondre votre suffisance, me portent à vous demander, assurément pour la dernière fois de ma vie, si vous voulez vous engager chez moi, et à quelles conditions. Ne pensez point aux affaires et aux emplois qui ne vous conviennent point, mais à une bonne pension et beaucoup de liberté.

Si vous refusez ce parti, je vous prie de ne plus penser à moi ni pour votre établissement, ni pour vos affaires, ni pour votre intérêt.

Federic.