96. A M. DE SUHM.

Berlin, 4 février 1740.



Mon cher Diaphane,

Je profite du départ du prince de Hesse-Hombourg pour vous faire souvenir de moi et pour vous avertir que dans peu viendra l'époque où je dois vous sommer de votre parole. J'espère que <388>vous êtes toujours dans les sentiments que je vous ai connus, et que vous n'avez point oublié de quoi nous étions d'accord le soir de notre séparation.

En attendant le plaisir de vous revoir, je vous envoie une bague avec mon portrait, que je vous prie de ne point quitter.

Voici une lettre pour le duc de Courlande, à qui je vous prie de faire mes compliments. Dites à La Chétardie que je l'assurais par trois fois trois425-a de mon amitié.

Je vous écrirai encore plus positivement lorsqu'il en sera temps. Je me flatte que vous êtes toujours le même, vous priant de me croire avec une parfaite estime

Votre très-fidèlement affectionné ami,
Federic.


425-a Voyez ci-dessus, p. 235 et 243.