10. A LA COMTESSE DE SKORZEWSKA.

Potsdam, 18 avril 1769.



Madame la comtesse de Skorzewska,

Le tableau que vous venez de me faire, dans votre lettre du 13 de ce mois, de tous les maux que les confédérés vous font éprouver est bien attendrissant. Il a excité toute ma compassion, et je serais charmé de les alléger. Mais c'est au temps seul à amener le remède désiré, et il ne me reste que des vœux à former pour que l'heureux moment arrive bientôt où vous pourrez de nouveau rentrer dans la jouissance paisible de vos biens. J'ai quelque pressentiment favorable que mes vœux ne tarderont pas d'être accomplis. J'ai lieu d'espérer que la guerre qui ravage actuellement votre patrie ne sera pas de longue durée, et qu'une bonne paix vous ramènera dans le sein du repos.<672> En attendant, vous pourrez au moins couler des jours plus tranquilles que par le passé dans l'asile que je vous ai accordé dans nus États,672-a et je souhaite que vous y jouissiez de toutes les douceurs dont il peut être susceptible. Sur ce, je prie Dieu, etc.


672-a A Driesen. Voyez Leben Franz Balthasar Schönberg von Brenkenhoff. Leipzig, 1782. p. 66-68.