<X>d'allié de l'Autriche et de la France. Il mourut le 23 octobre 1793. Voyez t. IV, p. 161; t. V, p. 10 et 261; t. VI, p. 251.

Nous avons suivi, pour le Miroir des princes, l'édition originale qui se trouve dans le Göttingisches Historisches Magazin von C. Meiners und L. T. Spittler. Hanovre, 1787, t. I, p. 683-689, sous le titre de : König Friedrichs des Grossen Regierungs-Instruction für den gegenwärtig regierenden Herrn Herzog Karl von Würtemberg. Mon. Febr. 1744.

II. DISSERTATION SUR LES RAISONS D'ÉTABLIR OU D'ABROGER LES LOIS.

Cette dissertation fut lue par Darget, le 22 janvier 1750, dans une assemblée de l'Académie des sciences, en présence du jeune prince Frédéric-Guillaume de Prusse et d'un grand nombre de personnes de distinction. Après avoir été soigneusement revue par l'Auteur (Correspondance de Frédéric avec Algarotti, 1799, p. 141, 142 et 144), elle fut imprimée dans l'Histoire de l'Académie, Année 1749. A Berlin, 1751, p. 375-400. Cependant elle avait déjà paru parmi les Pièces académiques contenues dans les Œuvres du Philosophe de Sans-Souci. Au donjon du château. Avec privilége d'Apollon. 1750, in-4, t. III, p. 263-312.

Il serait intéressant de savoir si le Roi avait lu l'Esprit des lois de Montesquieu lorsqu'il écrivit ce traité. On voit par une de ses lettres qu'au mois de mars 1739 il avait lu les Considérations sur les causes de la grandeur et de la décadence des Romains, par le même auteur, ouvrage publié pour la première fois en 1734. Mais nous ne savons s'il connaissait l'Esprit des lois, qui avait paru en 1748, lorsqu'il composa la Dissertation sur les raisons d'établir ou d'abroger les lois. Quoi qu'il en soit, il le connaissait certainement au mois d'avril 1753; car une lettre qu'il écrivit à Darget vers cette époque contient une allusion à l'Esprit des lois, liv. XXX, chap. 6.

Nous avons suivi la dernière édition de cette dissertation faite sous les yeux de l'Auteur, telle qu'elle se trouve dans les Mémoires pour servir à l'histoire de la maison de Brandebourg. D'après l'original. A Berlin, chez Chrétien-Frédéric Voss, 1767, in-4, t. III, p. 104-154. Ce texte offre quelques légères améliorations.