<186>crois pas qu'il regagne toutes ses forces avant deux mois d'ici. J'aurais cependant été fâché que cette noce se passât sans que personne de la famille y fût, et mes deux frères cadets se tiennent prêts de partir, et ils seront à Baireuth le jour que vous leur écrirez d'y arriver. Je les chargerai de mille vœux et de mille bénédictions, tant pour la mère, qui me tient extrêmement au cœur, que pour la fille. Si nos souhaits peuvent être efficaces, vous pouvez compter, ma très-chère sœur, sur l'accomplissement des miens; ils vous porteront une santé parfaite, une longue vie qui ne sera qu'un tissu de prospérités, et la réalité de tout ce que votre cœur désire. Quant à ma nièce, je lui souhaite beaucoup de patience, une heureuse lignée, une bonne humeur perpétuelle, et, plus que tout le reste, qu'elle soit toujours semblable à son illustre mère.

Je crois que tout ce qu'on pourra obtenir du Duc, ce sera un délai de quinze jours. Je pars, le commencement de la semaine qui vient, pour la Silésie, où je m'arrêterai jusque vers la fin du mois, y ayant plus d'affaires que je n'avais cru y trouver. La Moltenia partira aujourd'hui, et je suis persuadé qu'elle ne vous sera ni importune, ni trop coûteuse. Je me recommande, ma très-chère sœur, dans la continuation de votre précieuse amitié, étant avec la plus haute estime et la plus parfaite tendresse, ma très-chère sœur, etc.

213. A LA MÊME.

Le 4 janvier 1749.



Ma très-chère sœur,

Je vous fais mille remercîments du beau présent que vous venez de me faire. Votre souvenir m'est plus précieux que tout au monde, et l'espérance que vous me donnez de vous voir ici me fait un sensible plaisir. Puissé-je trouver le moyen de vous


a Voyez t. XVIII, p. 71, et ci-dessus, p. 127.