<326>beaucoup de plaisir que je vous reverrai à Berlin, dès que votre situation le pourra permettre. C'est pourquoi je joins mes vœux aux forces de vos remèdes, afin qu'il plaise à la Providence de vous rendre bientôt une parfaite santé. Sur ce, je prie Dieu qu'il vous ait en sa sainte garde.

Federic.

aL'espérance que vous me donnez de vous revoir un jour me fait plaisir. La bonne société porte à Berlin, depuis que vous êtes mort pour elle, un deuil assez profond pour flatter votre amour-propre. Mon Horace est relié en noir, et Joyarda ne fait plus que des ragoûts dune couleur sombre. Voilà tous les torts que vous nous faites, et on est encore assez bon de ne vous en estimer pas moins.

Fr.

11. AU MÊME.

Camp de Chlum, 8 août 1745.

Vous pouvez croire que les assurances que vous me donnez, dans la lettre que je viens de recevoir de votre part, qu'il n'est rien de ce voyage qui m'avait fait de la peine en égard de vous, m'ont fait un véritable plaisir. Vous ne sauriez disconvenir que, si l'avis qu'on m'en avait donné avait été juste, j'aurais eu tout lieu de rompre avec vous; et à qui aurait-on pu se fier plus? Mais comme vous vous en êtes justifié, j'aurai aussi soin de vous rétablir votre pension. Sur quoi je prie Dieu qu'il vous ait dans sa sainte garde.

Federic.


a De la main du Roi.

a Voyez t. X, p. 114.