<581> encore cent petites bagatelles qui manquent, et qui sont cependant nécessaires.

Les nouvelles que l'on a du Rhin marquent que le roi d'Angleterre s'est retiré de Spire jusqu'à Mayence dans cinq marches forcées, ce qui provient, dit-on, faute de subsistances. Le roi breton et bretteura part pour Hanovre, les troupes vont dans leurs quartiers d'hiver,a et les négociations reprendront apparemment leur train de nouveau jusqu'à la campagne prochaine. Lanib est engagé en France pour nos plaisirs de l'hiver; mais la Barbarinc ne pourra venir qu'au mois de février, étant déjà engagée à Venise. A propos de baladins, Voltaire a déniché, je ne sais comment, la petite trahison que nous lui avons laite, et il en est étrangement piqué; il se défâchera, j'espère. Je ne vous parle point de nos nouvelles, je suppose que tout le monde vous les mande. Adieu, cher Rottembourg; plus d'esquilles, moins de gravelle, et d'autant plus de bonne humeur et de santé.

14. AU MÊME.

(Berlin, 9 novembre 1743.)



Mon cher Rottembourg,

Vous faites fort bien de manœuvrer avec votre régiment; c'est le seul moyen de le mettre en ordre. Comme l'exercice continu d'une chose est absolument nécessaire pour entretenir l'usage d'une connaissance ou pour l'acquérir, il est indubitable que ces soins en temps de paix


a Voyez t. III, p. 16 et suivantes.

b Successeur de Poitier.

c Voyez t. I, p. XIV; t. X, p. 195; et t. XXII, p. 182.